La situation de l’emploi en conseil sur la finance

Les métiers de la finance, de la banque et de l’assurance bénéficient d’un dynamisme qui peut sembler paradoxal compte tendu de la morosité ambiante du marché de l’emploi. Pourtant, ces secteurs sont bel et bien parmi les plus attractifs : ils l’ont été durant l’année 2015 et il y a toutes les raisons de croire que cette bonne santé ne souffrira d’aucun coup de mou en 2016, surtout pour les consultants. Alors je vous emmène découvrir ce secteur très dynamique.

La bonne santé des secteurs de la finance

Malgré une baisse des recrutements liée aux conséquences de la crise économique et financière de 2008, le secteur de la finance reste aujourd’hui l’un de ceux qui proposent le plus d’offres d’emplois, et particulièrement chez les jeunes. Selon une étude de l’Apec, en 2012, 81% des diplômés en finance, gestion et comptabilité ont trouvé un emploi dans les deux ans qui ont suivi la fin de leurs études.

Si l’on considère de près les domaines de la banque et de l’assurance, voici quelques chiffres du niveau de l’emploi en finance :

  • Dans l’assurance, on recense plus de 147 000 salariés, et environ 10 000 recrutements par an. Les commerciaux et les gestionnaires de contrats tirent leur épingle du jeu, ainsi que les métiers liés à la gestion de chiffres : actuaires, auditeurs, contrôleurs de gestion, contrôleurs internes, gestionnaires de risques. En 2016, ce sont les experts en outils digitaux qui auront le vent en poupe, en surfant sur la vague soulevée par la transformation numérique.
  • Dans la banque, on compte plus de 370 000 emplois salariés, et quelques 35 000 recrutements par an. Les débouchés se concentrent surtout sur la banque de détail et la banque en ligne, les fonctions commerciales, mais également sur les profils spécialisés dans la gestion des risques crédit ou marché, dans le contrôle interne, dans la direction financière, dans la direction de la conformité.

On note encore de sérieuses difficultés, pour les entreprises, à mettre la main sur des profils expérimentés. En cause ? Les postes à l’étranger, plus prestigieux et rémunérateurs. C’est pourquoi la situation de l’emploi dans le secteur de la finance est décidément dans le vert.

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La situation de l’emploi en finance dans le domaine du conseil

Dans ce contexte, les métiers du conseil sont favorisés, qu’il s’agisse du marché de l’emploi en assurance ou de l’emploi en banque. Les consultants sont des experts auxquels les entreprises peuvent faire appel pour des missions plus ou moins longues, avec beaucoup de liberté.

Si l’on additionne la bonne santé du secteur de l’emploi en finance et les besoins toujours renouvelés des entreprises en matière de conseil, on obtient le résultat suivant : l’expertise financière a la cote. En 2012, déjà, 30% des consultants exerçaient dans les domaines de la finance, de la banque et de l’assurance. Et c’était à une époque où le secteur pâtissait encore de sa mauvaise réputation due à la crise.

Sur un marché de l’emploi quelque peu morose (presque 3 millions de chômeurs en France au 3e trimestre 2015, selon l’Insee), les métiers du conseil profitent d’un positionnement idéal : en ayant le choix de se lancer comme indépendants ou d’intégrer un cabinet conseil, les consultants doublent leurs chances de réussite.

Consei en finance

Des milliers d’emplois à pourvoir en 2016 dans les cabinets conseil

Il suffit de jeter un œil aux offres d’emplois d’un cabinet conseil comme Investance pour s’en rendre compte : les recrutements dans l’audit-conseil ne fléchissent pas. Cette tendance positive devrait se poursuivre sans discontinuer tout au long de 2016 dans la mesure où les prévisions d’embauche des cabinets demeurent élevées, et les jeunes diplômés attendus de pied ferme.

Grands ou petits, les cabinets-conseil poursuivent leur développement et leurs recrutements, dans l’optique de répondre à des besoins toujours plus importants en provenance de leurs clients. En tout, on estime à environ 8 000 les embauches prévues pour 2016 pour l’ensemble des cabinets-conseil en France.

Comment expliquer cette bonne santé du conseil ? Simplement par l’excellente situation du marché de l’emploi en finance. Regardons quelques chiffres pour 2016 :

  • Quelques 13 300 recrutements sont attendus sur le marché de l’emploi en assurance. Malgré la crise, le secteur est stable, et l’âge moyen des salariés étant de 42,4%, cela laisse beaucoup de places pour les nouveaux arrivants. Les produits d’assurance obligatoires (habitation, auto), les nouvelles réglementations ainsi que les développements liés à la transformation numérique créent sans cesse des besoins nouveaux.
  • Quelques 30 000 emplois devraient être disponibles sur le marché de l’emploi en banque. Les volumes de recrutements repartent à la hausse sur des profils très variés, et notamment en direction des experts-conseil dans les domaines de l’analyse de financement, de la banque de financement et du trading.

Voilà des chiffres qui laissent augurer du meilleur pour les cabinets-conseil, qui devront fournir aux assureurs et aux banques des experts dédiés.

Néanmoins, la difficulté reste grande pour trouver les perles rares qui deviendront les futurs consultants du secteur, du fait de l’appel d’air vers l’étranger qui concerne également les métiers du conseil. C’est pourquoi les cabinets, tout en conservant un haut niveau d’exigences, se valorisent auprès des candidats en proposant des rémunérations attirantes (entre 30 000 et 45 000K€ pour un débutant) et en se positionnant sur des outils numériques (avec l’exemple, sur cette page, du profil Viadeo d’Investance) afin de toucher un plus grand nombre de prétendants.

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